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Huile de palme et déforestation | Photo : www.ecolomania.com

L’huile de palme, quelles conséquences pour l’environnement ?

Très prisée par les industries alimentaires ou cosmétiques l’huile de palme continue de faire des ravages à travers le monde et notamment en Indonésie.

Dès les années 90 se levaient les premiers avertissements concernant l’exploitation abusive des palmiers à huile. Et pourtant, encore aujourd’hui la culture du palmier à huile en Indonésie est responsable à elle seule de plus de 13% de la déforestation mondiale mettant en péril l’habitat naturel d’un grand nombre de plantes, de mammifères et d’oiseaux.

L’huile de palme responsable de la déforestation ?

La majeure partie des plantations de palmiers à huile est concentrée sur l’île de Sumatra et de Borneo faisant de la forêt Indonésienne la forêt tropicale la plus gravement touchée par la déforestation liée à la production d’huile de palme et au commerce du bois.

Les prochaines victimes de cette expansion sans limite (13% chaque année depuis 2000) seront probablement la Papouasie, l’Amazonie ou l’Afrique Centrale.

La biodiversité est grandement perturbée par ce bouleversement de son environnement naturel. Parmi la population de ces forêts tropicales plusieurs espèces déjà menacées telles que le Rhinocéros de Sumatra ou le tristement célèbre orang-outan.

Où trouve-t-on de l’huile de palme ?

Selon le rapport WWF, l’huile de palme ou ses dérivés sont présents dans un produit alimentaire empaqueté sur deux. Les produits transformés tels que les chips, biscuits, pâtes à tartiner, mayonnaises, pâtes à tartes ou les margarines sont les principaux concernés.

Les savons ou les cosmétiques en emploient également dissimulée sous les noms de Sodium Palmate, Palm Acid ou Sodium Palm Kenelate, tous trois dérivés de l’huile de palme.

Comment agir ?

La WWF se bat pour imposer le développement de l’huile de palme durable ou RSPO. Existant depuis 2008 la RSPO (table ronde sur l’huile de palme durable) contient des critères sociaux et environnementaux strictes à respecter. Parmi celles-ci : le maintien des zones à hautes valeurs de conservation, le respect du cadre juridique ou encore la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES).

Le consomm’acteur peut également agir en quelques gestes simples :

  • Limiter sa consommation de produits à base d’huile de palme ou portant uniquement la mention « huile végétale »
  • Préférer les produits utilisant de l’huile de palme issue de l’agriculture biologique ou durable (RSPO).

Deux gestes simples qui, en affirmant un rejet de l’exploitation abusive, pourront obliger les industriels à modifier leurs procédés de production.

Certains distributeurs proposent déjà des produits garantis sans huile de palme. C’est le cas par exemple de la gamme U Bio qui s’engage à supprimer l’huile de palme de la liste des ingrédients d’ici la fin de l’année 2012. Il faut noter que Casino était le premier distributeur français à ne plus s’approvisionner en Indonésie.

Pensez-vous que cela servira d’exemple à d’autres grands distributeurs ?

Sources : www.protegelaforet.com | www.wwf.fr

A propos de Florian

L'écologie a longtemps été un mystère pour moi. Puis j'ai réalisé qu'avec de petites actions au quotidien et un changement des habitudes il était possible de déplacer des montagnes. J'ai créé Nature Obsession en espérant répandre ce virus vert au plus grand nombre !

4 commentaires

  1. Bonjour,

    En ce début d’année, je viens de recevoir un courrier au sujet de la déforestation en Colombie par rapport au problème de l’huile de palme.
    De nombreux petits paysans sont démunis et ont aucune chance face aux structures mises en place par de grands producteurs dépourvus de scrupules. Ces agriculteurs sont chassés de leur maison et leurs champs sont dévastés. Tout est détruit par le seul fait que cette huile est utilisée dans les nombreux produits que nous consommons quotidiennement.

    Chaque jour, un autre problème surgit sur cette planète parce que nous ne la respectons plus. Tout ce fait au profit du seul pouvoir que l’argent a sur l’économie financière de telle ou autre institution. Il faudra bien qu’un jour on retrouve les vraies valeurs et le vrai respect des choses et des êtres vivants sur cette Terre.
    Voici mon coup de gueule de début de janvier et vous souhaite « Bonne année à tous et dans l’espoir que 2014 puisse faire passer le message suivant : PLUS DE RESPECT ENVERS NOUS TOUS ET DE TOUT NOTRE ENVIRONNEMENT », donc il faut agir car il s’agit bien de notre survie dont il s’agit et rien d’autre!!!
    Meilleures salutations.

  2. Bonjour,

    C’est un bon article mais il y a un point qui n’est pas abordé. Puisque c’est un problème complexe, il faut l’envisager avec suffisamment de hauteur.
    Aujourd’hui l’huile de palme, même décriée, donne du travail à des millions d’Africains et d’Asiatiques à travers le monde. C’est un point qui doit absolument être pris en compte.
    Pour en savoir plus, des chercheurs du Cirad viennent de publier un livre sur ce sujet : http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2013/ca-vient-de-sortir/la-palme-des-controverses-palmier-a-huile-et-enjeux-de-developpement

  3. Bonjour,

    Merci de votre commentaire et je suis d’avis qu’il faut tout de même être réactif et crié « ça suffit » à ce genre d’événement car cela concerne un point important : les forêts abritent de nombreux « points chauds » de biodiversité et jouent un rôle prépondérant dans la fixation du CO2 que nous émettons massivement et qui perturbe dangereusement notre climat : 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts. Malheureusement, selon le World Resources Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle à été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années. De 1990 à 2000, plus de 14,2 millions d’hectares de forêts ont disparu avec des conséquences quasi irréversibles à notre échelle. Cette tendance s’est alourdie puisque de 2000 à 2012, 23 millions d’hectares de forêts ont été détruits. Bien sûr, il y a aussi le reboisement, mais cela ne rééquilibrera jamais tout ce qui a été détruit.

    Cette huile végétale se retrouve dans des produits transformés en remplacement des produits comme le saindoux et le beurre, mais ce qui fait son point fort, c’est qu’elle est BON MARCHE pour les fabricants alimentaires, dans l’oléochimie et comme agrocarburant et qu’elle possède d’excellentes propriétés physiques et chimiques (bonne conservation, stable à haute température) et son point faible, c’est sa haute teneur en acides gras saturés donc mauvais pour la santé lors d’une grande consommation journalière. Mais comment faire pour en consommer moins car elle est partout et fait partie de notre quotidien.

    Je pense qu’à partir de cette réflexion, on doit absolument penser autrement, sinon on pourra à l’avenir accepter sans autres toutes formes d’exterminations : certains animaux terrestres et aquatiques parce que leur graisse ou partie de leur corps se retrouvent dans la fabrication de produits de luxe, etc… Bien sûr que cela fait vivre bon nombre de populations dans le monde, souvent soumises à des salaires de misère, ce n’est pas pour autant que des solutions autres, respectueuses, et viables ont été étudiées, créées et mises sur le marché sans aucune nuisance pour les êtres vivants de notre terre à travers des projets écologiques et environnementaux corrects. C’est encore une fois UNE responsabilité de chacun et il faut maintenant que ça change !!!

    Meilleures salutations.

  4. Un très bon article expliquant les méfaits de l’hdp sur l’environnement.

    Cette lecture peut être complétée par cet article qui fait froid dans le dos : http://nopalm.org/article-20-lhuile-de-palme-est-la-premiAre-cause-de-dAforestation-au-monde-en-2012

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