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Les pneus verts sont-ils vraiment écologiques ?

Alors que la grande majorité des produits se déclinent aujourd’hui en versions « écologiques » il est plus que nécessaire de creuser un peu pour déceler un éventuel greenwashing de la part des industriels en quête de nouveaux marchés.

Parmi les tendances de ces dernières années, les pneus écologiques ou « pneus verts » ont fait leur entrée sur le marché avec la promesse de réduire l’empreinte écologique des véhicules. Ces pneus un peu particulier mise sur une baisse sensible de la consommation de carburant des véhicules pour en réduire l’empreinte carbone.

Qu’est-ce-que le pneu vert ?

Si la première idée qui vient en tête lorsque l’on imagine un pneu écologique serait d’être face à un produit dont le cycle de vie permette une revalorisation intégrale, ce n’est pas l’option qu’ont retenu les industriels. Même si ceux-ci ont fait un effort quand au respect de l’environnement en réduisant la masse du pneumatique, en abandonnant des huiles aromatiques polluantes (pouvant être libérées sous forme de particules nocives lors de l’usure de la bande de roulement) et en intégrant de la silice dans la composition des bandes de roulement, ils ont surtout fait le pari de réduire la consommation de carburant en diminuant la résistance au roulement.

Avec une température de fonctionnement plus basse et une résistance au roulement diminuée au maximum, il serait théoriquement possible de réduire sa consommation de carburant d’environ 0,2 litres/100km.

Une classification pour aider le consommateur à s’y retrouver

A la manière du classement énergétique des produits électroménagers, les consommateurs de l’Union Européenne profitent d’une directive communautaire qui impose aux manufacturiers d’afficher les caractéristiques de leurs pneus. La classification s’étend de A à G et prend en compte différents facteurs tels que le gain énergétique, l’adhérence, le freinage et le volume sonore.

Le recyclage des pneus

La mise en décharge des pneus usagés est interdite depuis la directive européenne de 2003. Mais alors que deviennent-ils ?


En France, c’est aux producteurs de prendre en charge le recyclage des pneus usagés. Pour se faire, ils sont rassemblés au sein d’Aliapur, une entreprise anonyme fondée en 2003 par Bridgestone, Continental, Dunlop Goodyear, Kléber, Michelin et Pirelli, dans le but de respecter leurs obligations en matière de gestion des déchets de pneumatiques.

Lorsque vous achetez vos pneus auto chez un professionnel, vous vous acquittez d’une éco-contribution assurant la valorisation de vos pneus usagés (participation de l’ordre de 1,25€ par pneu pour la catégorie A – tourisme). Les différents montants de cette éco participation sont consultable sur le site d’Aliapur.

Cette filière assure plusieurs rôles majeurs dans le devenir des pneus usagés en France :

  1. la collecte auprès des détenteurs et distributeurs,
  2. le regroupement et le tri,
  3. et la valorisation par réutilisation, matière ou énergétique.

Une fois collectés, les pneus usagés sont pesés puis triés. Un pneu collecté sur six en moyenne repart dans le circuit de l’occasion alors que les pneus non réutilisables partent au broyage afin d’être valorisés.  Ceux-ci connaissent alors plusieurs chemins en fonction de la taille du broyat. Ils pourront être utilisés en aciérie comme additif anti-corrosion, à la fabrication de sols sportifs, comme supports industriels et même comme de nouvelles roues de manutention.

A propos de Florian

L'écologie a longtemps été un mystère pour moi. Puis j'ai réalisé qu'avec de petites actions au quotidien et un changement des habitudes il était possible de déplacer des montagnes. J'ai créé Nature Obsession en espérant répandre ce virus vert au plus grand nombre !

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