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Lombric eisenia
Les vers Eisenia très prisés des adeptes du lombricomposatge | Photo : eisenia.unblog.fr

3 conseils pour réussir la mise en route de son lombricomposteur d’appartement

Lorsqu’il est question de recycler nos déchets organiques quotidiens il existe un allié incontestable : L’Eisenia. Un genre de vers de terre très prisé par les adeptes du lombricompostage grâce à sa remarquable capacité à transformer les matières organiques en compost.

Vous avez peut-être décidé de fabriquer votre lombricomposteur vous-même ou alors vous avez préféré un modèle du commerce ? Quoi qu’il en soit, la mise en place de son lombricomposteur d’appartement demande quelques précautions ; surtout dans les premières semaines.

Les acteurs du lombricompostage

Pour assurer la dégradation des déchets organiques le lombricompostage emploie, comme son nom l’indique, des lombrics. Deux espèces sont privilégiées : L’Eisenia foetida qui a une préférence pour les matières en décomposition et l’Eisenia andreï qui a un faible pour les matières fraîches. Dans des conditions adéquates, les vers mangent entre la moitié et leur poids de déchets organiques par jour.

Pour démarrer convenablement son lombricomposteur il convient de se procurer environ 500 grammes de vers (soit environ 1000 vers). Pour cela, vous pouvez soit les commander sur les sites spécialisés, soit trouver un généreux donateur près de chez vous ou encore, pour les plus courageux, aller les récolter dans les tas de fumier.

Cette dernière option concerne uniquement Eisenia foetida qu’on appelle communément ou « ver du fumier ». Il est reconnaissable par sa couleur rouge tigrée de gris ou de jaune.

Vos nouveaux amis en poche, vous allez pouvoir commencer à lombricomposter. Mais avant, il va falloir leur préparer un nid douillet pour que ceux-ci s’adaptent le plus facilement et le plus rapidement possible à leur nouvel environnement. Les quatre principaux critères de réussite du lancement de son lombricomposteur vont être abordés ici :

  • Choisir l’emplacement adéquat pour installer son lombricomposteur
  • La litière de son vermicomposteur
  • L’apport des déchets organiques

Démarrer son lombricomposteur en douceur

Peu importe la façon dont vous vous êtes procurer vos vers, ceux-ci ont besoin de se remettre du stress subit lors de l’arrachement à leur habitat et de leur transport.

Où placer son lombricomposteur ?

Si les lombricomposteurs individuels sont rarement plus encombrants qu’une poubelle, l’idéal est tout de même d’éviter d’avoir à déplacer son lombricomposteur par la suite.

Pour trouver son emplacement définitif il faut garder en tête que les vers sont sensibles au bruit et aux vibrations. Préférez un endroit calme et dont la température varie peu.

Comme tous les êtres vivants, les lombrics ont une température de confort. Celle-ci s’étend de 15 à 25°C. Des températures inférieures ou supérieures ralentissent l’activité des vers et peuvent aboutir à leur mort.

La préparation du lombricomposteur

Pour rappel, les lombricomposteurs du commerce ou faits maison se composent généralement d’un réceptacle (non perforé dans le fond et équipé le plus souvent d’un robinet pour récupérer le thé de compost) surmonté de un ou plusieurs plateaux superposables.

Pour la mise en route, seul le premier plateau est utilisé. Les autres plateaux viendront s’ajouter successivement par dessus lorsque le bac inférieur sera rempli aux deux tiers.

Avant de déposer les vers dans le lombricomposteur il est indispensable de créer une litière pour les accueillir et les acclimater à leur nouvel environnement. Celle-ci remplit deux rôles majeurs :

  • maintenir l’humidité dans le lombricomposteur
  • constituer l’apport carboné

Pour la réaliser, vous pouvez soit vous procurer un pain de coco à laisser tremper soit la créer à partir de 3 à 5 couches de papier journal surmontées d’une couche de terreau de quelques centimètres sur laquelle vous déposerez vos vers. Ceux-ci s’enfoncent rapidement dans leur nouvel habitat afin de fuir la lumière qu’ils redoutent.

Vous pouvez remplacer le papier journal par des filtres à café avec les marcs ou des boites d’œufs déchirées en petits morceaux.

Veillez à ce que cette litière soit toujours légèrement humide. Il est d’ailleurs recommandé de couvrir le tout d’un matelas ou tapis d’humidité. Celui-ci est par exemple en fibre de chanvre et permet à la fois de maintenir l’humidité du lombricompost et d’éviter de laisser les déchets organiques exposés à certains nuisibles (moucherons, etc).

L’alimentation des vers et l’apport de déchets organiques

Patientez entre 5 et 10 jours avant de déposer vos premiers déchets de cuisine dans le plateau.

Apportez les matières organiques progressivement et évitez les trop gros morceaux en veillant à répartir les déchets à différents endroits.

choix déchets lombricomposteur appartement
Le menu des vers d’un lombricomposteur | Photo : lombricomposteureco.fr

Si les vers décomposeront toutes les matières organiques, on veillera tout de même à varier les apports et à limiter les quantités de certains aliments. Évitez par exemple les épluchure d’agrumes (trop acides), l’artichaut, l’asperge, l’avocat ou encore l’oignon, l’échalote et l’ail (tous les trois vermifuges). Sont également à proscrire les produits laitiers trop gras ou les restes de viande et de poisson.

La population de vers s’adaptera à la quantité de déchets apportés mais soyez patient, il faut compter entre 2 et 3 mois de rodage avant que le lombricomposteur atteigne sa vitesse de croisière.

Surveiller les différents facteurs de réussite de son vermicomposteur

Comme dans un compost de jardin traditionnel, la clé du succès réside dans le respect de certains facteurs. Si la préparation de la litière et l’alimentation de lombrics sont indissociables d’un compost réussi, le lombricompostage demande une attention particulière au rapport carbone/azote, à l’acidité ainsi qu’à l’humidité.

Le maintien d’un rapport équilibré entre les matières carbonées (papier, carton, etc) et les matières azotées (déchets frais ou vert) est indispensable à la mise en route et la vie de votre lombricomposteur. Il est conseillé d’ajouter quelques morceaux de cartons ou de papier journal à chaque apport de matière organique. Les éléments carbonés apportés permettent à la fois de contrôler l’humidité du lombricompost et de maintenir l’équilibre carbone/azote.

Source : http://www.lombricomposteureco.fr

A propos de Florian

L’écologie a longtemps été un mystère pour moi. Puis j’ai réalisé qu’avec de petites actions au quotidien et un changement des habitudes il était possible de déplacer des montagnes. J’ai créé Nature Obsession en espérant répandre ce virus vert au plus grand nombre !

2 commentaires

  1. Bonjour,

    En effet, il faut bien s’informer avant de débuter pour éviter les erreurs qui peuvent être contre-productives et laisser une mauvaise image du lombricompostage.
    On trouve ces conseils sur pas mal de sites et forums en ligne (Verslaterre.org, plus2vers.fr, …).
    L’idéal est même de pouvoir échanger de vive voix avec un utilisateur expérimenté. C’est ce que propose le site Plus2vers.fr justement grâce auquel on peut rentrer en contact avec un donateur de vers qui vous expliquera ce qu’il faut faire et ne pas faire.

    Autre information concernant la pioche dans les tas de fumier : on va y trouver plusieurs espèces de vers de compost les eisenia et aussi les Dendrobena. Cette dernière espèce est à éviter car elle aura tendance à s’échapper du lombricomposteur, ce qui fera un peu désordre…. (cette espèce (Dendrobena) est responsable de mauvaises expériences, qui peuvent laisser une mauvaise image du lombricompostage).

  2. FRANCESCHI George

    Super bien expliqué pour les étapes à suivre pour un bon démarrage de son lombicomposteur

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